Déclaration de soupçon de pillage de portefeuille‏

Message d'un des licenciés du groupe des 88:

Bonjour à tous,

Voici ce que j'ai trouvé chez un ex-client GPA (du TO de Valenciennes dans le Nord).....
qui, malheureusement pour l'encadrement espion, ne savait pas lire ni écrire....
et donc ce client n'a pas pu répondre aux questions demandées....mais le pire dans l'histoire,
c'est que l'inspecteur de l'époque, qui a été muté, et son conseiller (celui qui a repris le secteur,
un ex-collègue de Valenciennes) , ont tout simplement oublié de reprendre le questionnaire...

Certainement que ce document, qui a été distribué dans tous les TO de GPA en France,
a dû être rempli et signé avec une certaine pression sur n'importe quel client faible dans toute
la France, surtout là où il y a eu les licenciements, pour essayer de nous salir et surtout nous faire tomber ...
Est-ce que quelqu'un avait déjà vu ce document d'espionnage ?

Merci de le faire mettre sur le blog .... La direction s'est vraiment livrée à de basses besognes en impliquant des
ex-collègues ou nouveaux conseillers et surtout l'encadrement....
Quelle image de la part de cette compagnie digne d'un autre temps très sombre de notre histoire
ou la dénonciation et la collaboration était de mise ... on pensait ces temps révolus...pas du tout...la preuve....

Bien cordialement.
Mr ........nous laissons l'anonymat de notre collègue...(dans le Nord)
Déclaration de soupçon de pillage de portefeuille‏
# Posté le mercredi 08 juillet 2009 12:47

Suite de l'article précédent: déclaration de pillage...quelle honte

Suite de l'article précédent: déclaration de pillage...quelle honte
# Posté le mercredi 08 juillet 2009 12:50

UN NOUVEL ARTICLE SUR LE SITE "MIROIR SOCIAL"

Le site d'actualités sociales " Miroir Social" revient sur le combat que nous menons.

Voici le lien pour accéder au chapeau de l'article rédigé par Rodolphe Helderlé, l'article en lui-même étant réservé aux abonnés du site.

http://www.miroirsocial.com/actualite/generali-retour-sur-l-accord-de-la-discorde

Outre un membre de notre collectif, cet article voit intervenir M. Estimbre au titre de la direction, M. Scamorri au titre de la CGT, M. Forestier au titre de la CFDT.

Suite à cet article : nous avons laissé le commentaire suivant sur le site :[/


Je tiens en premier lieu à remercier Rodolphe Helderlé d'avoir donné à chacun l'occasion de s'exprimer ce qui me permet de répondre ainsi aux assertions de certains protagonistes de ce conflit.

Au préalable, je confirme que nous sommes très confiants dans la justice, les faits nous donnant encore raison : aujourd'hui même, nous apprenons que Generali a encore été condamnée le 12 juin dernier.

Seulement, nous savons tous que la direction de Generali joue l'usure, l'appel et la cassation pour enfin, en dernière limite, faire face à ses responsabilités, elle le sait d'autant bien qu'elle dote chaque année ses provisions pour litiges de plusieurs millions d'euros supplémentaires (pour l'ensemble du groupe Generali France : 50 millions au 31/12/2006, 61 millions au 31/12/2007, et 83 millions au 31/12/2008).

Quand à nous, nous souhaitons tourner la page de cette douloureuse expérience, faire reconnaitre tout simplement que nous avons été licenciés sous un prétexte économique fallacieux par une entreprise plus que prospère. Une entreprise qui n'aspire qu'à jouer le rôle de la grenouille plus grosse que le b½uf au risque de déstabiliser tous ses fondamentaux, à savoir une juste répartition des efforts et des bénéfices entre ses quatre composantes : l'entreprise (investissement), les actionnaires (investisseurs), les clients (les acheteurs des produits et services) et les salariés (réalisateurs des plus values).

Monsieur Estimbre, dans le présent article, donne des chiffres et évoque le témoignage d'un expert-comptable pour mieux marteler sa position : je suis au regret de lui signifier que les éléments qu'il nous expose sont erronés :
- Le constat de la perte de clients : si la moyenne était de 17 528 perdus entre 1993 et 2002 (conséquence entre autre d'un « nettoyage » de portefeuille organisé à l'époque par la direction), elle n'était plus que 8679 entre 2003 et 2005 et, faute de communication à ce sujet, il nous est impossible de déterminer quel fut le résultat 2006, mais j'ai le souvenir que notre direction tablait sur un équilibre en fin d'année soit avant la mise en place de la nouvelle rémunération. Nous sommes donc loin des 15 000 clients perdus à fin 2005. D'autant que la politique managériale n'a fait que contribuer à cette désaffection de la clientèle. En effet, si les secteurs pourvus d'un conseiller voyaient croitre leur clientèle, il en était tout autrement des secteurs non pourvus, les clients résiliant leurs contrats faute de suivi et j'ai le souvenir de secteurs abandonnés depuis plus de 10 ans. Il est alors paradoxal de constater que notre licenciement eut comme effet d'augmenter le nombre de clients ne bénéficiant plus d'interlocuteur au sein de la compagnie.

- Concernant les aspects financiers, je vais laisser la parole à M. Papeix, expert-comptable, qui présente ainsi les comptes 2005 de GPA lors d'une réunion du Comité d' Etablissement le 7 juin 2006 :

« Résultat 2005 : GPA Vie (page 4) :
- Un bénéfice net après impôt de 51,911 M¤ contre 28,814 M¤ l'année dernière, soit une progression du simple au double pratiquement, »


Comment l'entreprise GPA dont l'essentiel de l'activité se trouve dans sa partie vie pouvait perdre 55 M¤ alors que nous venons de constater que le bénéfice de cette branche vie se situait à près de 52 M¤ ?

Monsieur Estimbre s'embrouille dans ses chiffres puisque nous découvrons dans le même document que : « les 55 millions de dividendes distribués à l'actionnaire GENERALI sont la contribution normale de GPA au Groupe ». Les voici donc, ces 55 M¤, ce ne sont pas des pertes mais des dividendes, nuance !

GPA verse donc les dividendes attendus par les actionnaires, elle n'est donc pas victime de difficultés financières, mais ce n'est pas suffisant, et là, M. Estimbre, ce sont vos propres paroles que je cite : « GENERALI Trieste ayant pris l'engagement auprès de ses actionnaires de doubler les dividendes, » et c'est donc bien à ce niveau que doit se situer le débat.

Et c'est donc avec ces arguments que la direction de Generali avance le prétexte économique alors qu'il ne s'agit que d'une recherche du doublement des dividendes distribués. Si vous voulez tuer votre chien, dites qu'il a la rage !

Alors, si on croit M. Estimbre, la situation du réseau salarié de Generali serait devenue idyllique depuis cette fameuse modification du contrat de travail « Aujourd'hui, Generali Proximité recrute, les salaires ont progressé en moyenne de 10 % et le réseau ne perd plus de clients » dites-vous.

Chiche, mais prouvez-le, car tous les échos que nous avons du réseau sont en complète contradiction avec vos propos : vous recrutez, certes, mais pour mieux perdre vos salariés et le turn over ne fait qu'augmenter, vos salariés sont si bien dans leur entreprise que structurellement, 10 à 12 % d'entre eux sont en arrêt de travail, les salaires ont peut-être progressé mais qu'en est-il si nous ôtons les mesures transitoires (jusqu'à fin 2009) et les accords individuels d'avances sur commissions , qu'en est-il donc de la réalité des rémunérations si nous leur ôtons les artifices n'offrant aucunes garanties de pérennité. Qu'en est-il également du nombre de clients, cela fait un moment que certaines organisations syndicales vous demandent des précisions à ce sujet sans que vous ayez daigné leur répondre.

Vous avez voulu réformer les modalités de la rémunération du réseau commercial pour transformer totalement la nature du travail confié à vos salariés au détriment de ceux-ci comme des clients qui avaient mis leur entière confiance dans le GPA depuis de nombreuses années, sachez que vous avez licencié des conseillers commerciaux ayant plus de trente ans d'ancienneté comme aujourd'hui vous quittent des clients dont la fidélité remontait à plus de trente ans : quel gâchis !

Venons-en désormais aux propos de M. Forestier, délégué syndical CFDT : selon lui, la nouvelle rémunération représenterait une avancée grâce à ce fixe de 1 500 ¤ qui aurait mis un terme aux avances sur commissions dont certains soldes était négatif. Vous aussi, vous avez une curieuse conception de la réalité des chiffres, jugez sur pièces :

Réunion des délégués du personnel du 24 novembre 2008 : 671 conseillers commerciaux bénéficient d'une RMM c'est-à-dire d'une avance sur commissions, 291 d'entre eux sont déficitaires au 31/10/2008 soit à un mois du terme de l'exercice. C'est encore plus parlant si nous nous penchons sur le cas des inspecteurs principaux : 127 déficitaires pour 133 bénéficiaires d'une RMM. Au 28 février 2009, soit seulement trois mois après le début de l'exercice, 28 salariés connaissent des déficits supérieurs à 5 000 ¤ dont 15 supérieurs à 10 000 ¤. Il s'agit bel et bien d'une rémunération révolving !

Reprenons le fil des événements : le 18 juillet 2006, lors de la réunion du CE, les organisations syndicales sont au moins réticentes, et plus largement opposées à la signature de l'accord que leur propose la direction.
Pourtant, en l'espace de 48 heures, 4 d'entre elles apposent leur signature sur cet accord, engageant ainsi l'avenir de l'ensemble du réseau. Que s'est passé ? Quelle est la cause d'un tel revirement ? Ces signatures auraient été obtenues sous la menace de la mise en ½uvre du fameux plan B décrit par la direction ? Allons bon, soyons sérieux, cette menace ressemblait plus à du Poker Menteur, la pression était certes très forte mais la direction n'aurait pas pris le risque d'un conflit majeur avec l'ensemble du réseau... et vous êtes tombés dans le panneau.

Effectivement, comme l'admet M. Scamorri, vous avez été très mauvais, vous avez signé un accord modifiant non seulement la rémunération du réseau commercial mais aussi totalement la pratique du métier de conseiller commercial de terrain, proche de ses clients. Vous avez organisée conjointement avec la direction la précarisation des conseillers et la transformation des clients en « vaches à lait ». Il s'agit donc de vendre du contrat pour du contrat quels que soient les besoins et attentes des clients.

Quoique vous en disiez aujourd'hui, vous en portez la responsabilité au même titre que la direction.

Aujourd'hui, nous avons fait le choix de nous regrouper autour de notre avocat, Maître Denis DELCOURT POUDENX, nous avons rompu cet isolement, cet éparpillement sur tout le territoire, qui nous a été si préjudiciables face aux renoncements de la majorité des représentants du personnel. Nous avons ainsi constitué un dossier solide, étayé de faits indiscutables, fruit de nombreuses heures de travail. Nous résistons également face aux provocations (action commando de 8 conseillers sur le secteur d'activité de Fabrice Barlet, désormais courtier indépendant) et la remise en cause par M. Estimbre de l'accord transactionnel qu'il avait signé avec Eric Pilot uniquement pour le sanctionner de nous apporter son témoignage de solidarité.

Nous sommes persuadés que le 24 septembre prochain, le Conseil des Prudhommes de Paris reconnaitra le préjudice dont nous sommes victimes et condamnera publiquement les pratiques de la direction de Generali.
# Posté le lundi 29 juin 2009 06:50
Modifié le mardi 30 juin 2009 16:47

Commentaire de la tribune de David Courpasson

Voici le commentaire que nous avons publié à la suite de la tribune de David Courpasson dans le quotidien Libération :

La rébellion des cadres telle que vous l'exposez dans votre tribune est non seulement salutaire mais indispensable à l'inévitable évolution du modèle économique construit durant ces dernières années dans les grandes entreprises, tout simplement parce qu'elle pointe du doigt, au quotidien, les dérives d'une conception de l'entreprise, et plus largement de l'économie, dont nous connaissons aujourd'hui une des conséquences majeures au travers de la crise financière.

Mais, il me semble essentiel de ne pas la circonscrire aux cadres mais au contraire l'étendre à l'ensemble des salariés munis d'un minimum de sens critique au sein des entreprises car tous, à leur niveau, sont détenteurs d'une part de l'intelligence collective qui permet à ces dernières d'évoluer au bénéfice de toutes ses composantes.

Je fais partie des 80 conseillers commerciaux ( en fait nous fumes 220 à avoir été licenciés) que vous mentionnez dans l'introduction de votre tribune et notre action s'inscrit dans une exigence de la primauté du droit sur l'arbitraire. Mon commentaire n'est donc que le témoignage d'un salarié licencié sous un prétexte économique par un des acteurs majeurs de l'assurance en France.

Une entreprise de services financiers ne vit qu'au travers de ses 3 composantes : les actionnaires (auxquels il me semble nécessaire de lier les cadres dirigeants de l'entreprise), les salariés, qu'ils soient administratifs ou commerciaux, et enfin les clients. Encore faut-il que le rapport obligations/profits entre ces 3 acteurs soit équilibré. Et nous constatons que cet équilibre est rompu au détriment tant des salariés que des clients.
Au détriment des salariés en premier lieu du fait de mesures instituant une précarisation des parcours professionnels du personnel administratif et une exacerbération de la pression exercée sur le personnel commercial.

Au détriment des clients également, car le service rendu n'est plus à la hauteur de leurs légitimes attentes. Dans un tel cadre, l'accord tacite entre le client et l'entreprise (conseil/souscription/service) n'existe plus. Le client ne représentant plus qu'un formidable vivier de souscriptions de contrats préalablement définis par la politique commerciale de l'entreprise, il en prend conscience au fur et à mesure que les commerciaux viennent systématiquement le solliciter pour la signature de nouveaux contrats, qu'ils correspondent à ses besoins ou pas. Nous pouvons toujours émettre l'objection qu'un client insatisfait a le pouvoir de changer d'interlocuteur, encore faut-il que ce pouvoir puisse être réellement exercé : autant il est facile de résilier un contrat d'assurance de biens à tacite reconduction, autant de nombreux contrats d'assurance-vie, pour de multiples raisons, lient le client à la société d'assurance pour de longues années.

Cela conduit inévitablement à une perte de la confiance des clients, à une augmentation du turn-over et du taux d'arrêts de travail des salariés.

Un des problèmes majeurs de l'évolution de ce type d'entreprise est le rapport au temps que vivent les différents acteurs. Si nous raisonnons au niveau des instances dirigeantes, le temps court est privilégié : l'assemblée annuelle des actionnaires en étant un des temps forts. Nous remarquons que bon nombre des salariés de direction passent d'une société à une autre, leur vie au sein d'une entreprise n'étant qu'un des éléments de leur parcours professionnels. Dans certains cas, ils n'ont que pour seul objectif de faire un coup d'éclat les valorisant sur le marché étroit des cadres dirigeants. A contrario, l'essentiel des autres salariés de l'entreprise vivent l'entreprise sur le long terme, ambitionnant d'y faire leur carrière, ou tout au moins une grande partie de celle-ci. Ces rapports au temps ne peuvent qu'influencer les positions de chacun et incitent les dirigeants à privilégier les solutions apportant un bénéfice immédiat quitte à remettre en cause les équilibres de l'entreprise.

Dans le même ordre d'idée, de trop nombreuses décisions sont prises uniquement à l'aune du bénéfice individuel que pourrait en tirer un des dirigeants de l'entreprise. Par exemple, dans cette société d'assurance, un corps spécifique de cadres de terrain avait été créé pour développer le marché de l'entreprise. Mais, au lieu de programmer une phase d'investissement, par nature déficitaire, il fut décidé que ce corps d'inspecteurs devait être immédiatement rentable, d'où la création d'artifices de rémunération. En toute logique, victime de ces contradictions, la croissance des parts de marché sur ce segment ne fut pas à la hauteur des espérances et ce corps d'inspecteurs fut dissout au bout de cinq ans alors qu'un nombre important de conseillers commerciaux s'étaient investis sur ce marché. Comble de cynisme ou de légèreté, c'est justement devant une assemblée des conseillers les plus impliqués que fut annoncée la dissolution de ce corps d'inspecteurs.

L'entreprise à laquelle je fais référence n'avait pas une politique de communication très importante ce qui nuisait à son développement. Elle en prit conscience et développa son service communication au début des années 2000. Mais cette évolution, nécessaire, ne se fit pas sans poser de problèmes. Rapidement, des dérives apparurent.

Ce service cherchait, ce qui est légitime à priori, à valoriser ses actions commerciales auprès de la direction. Mais dans certains cas, cela a conduit à prendre les décisions à l'inverse de l'intérêt du réseau commercial et par conséquent de l'entreprise. Par exemple : une grande campagne de communication consistait à inviter clients et prospects à une soirée de gala de patinage artistique. L'idée était très séduisante car elle permettait de donner une image valorisante de l'entreprise. Mais la logique du service communication n'était pas la même que celle du réseau commercial : pour le premier, la patinoire devait être remplie, pour le second, les invités devaient être satisfaits. Cette contradiction entraina dans certains cas un surbooking laissant à la porte de la patinoire plusieurs centaines d'invités. Vous pouvez aisément imaginer l'impact de cette situation sur l'image de la société auprès de ses clients et sur la confiance qu'accorda ensuite le réseau commercial dans les services centraux de son entreprise.

Mais cela ne serait qu'une péripétie si l'importance accrue de la notion de communication au sein de l'entreprise n'avait pas bouleversée les rapports entre l'entreprise et ses salariés. Insensiblement, le réseau commercial fut perçu comme un « client » qu'il fallait convaincre grâce à des formules que je qualifierais, pour simplifier, de « publicitaires » : la forme prenait alors le pas sur le fond. C'en était alors fini d'une culture d'entreprise où le dialogue direct, parfois houleux, entre les salariés et les différents échelons de leur hiérarchie était généralement la règle.

Une autre conséquence de cette primauté de la forme sur le fond consiste à avoir une communication extérieure mettant en avant des valeurs, dialogue social par exemple, en complète contradiction avec les pratiques quotidienne de l'entreprise. Cela produit deux conséquences, certains limitent inconsciemment leur esprit critique alors que d'autres perdent totalement confiance dans le discours de leurs dirigeant. Dans les deux cas, les rapports entre les salariés et leur direction sont pervertis.

Venons-en aux conditions de notre licenciement. A la suite d'un accord d'entreprise (dont les conditions de la conclusion sont contestables) instituant une nouvelle rémunération du réseau commercial, plus de deux cent conseillers commerciaux ayant refusé de signer cet avenant à leur contrat de travail furent licenciés. Cet accord remettait en cause les principes de notre rémunération mais plus largement les conditions d'exercice de notre métier et un grand nombre d'entre nous contestent leur licenciement devant les juridictions prudhommales. Qui plus est, la direction décrivit une situation économique difficile pour nous licencier alors que la croissance de ses résultats était systématiquement à deux chiffres depuis plusieurs années.

Afin de palier à notre isolement du à notre éparpillement sur l'ensemble du territoire, 87 d'entre nous menons une action commune contre notre ancien employeur, en dehors de toute structure syndicale mais avec le soutien de certaines d'entre elles.

Nous avons mis en place un blog à l'adresse : http://lesanciensdegpa.skyrock.com pour mieux faire connaitre notre combat.

Pour en revenir à votre texte, M. Courpasson, je suis persuadé que, même si elle doit s'accompagner d'une remise en cause des instances dirigeantes, la prise en compte de la révolte des cadres et plus largement de l'ensemble des salariés représente un formidable levier de développement des entreprises. Encore faut-il qu'elle puisse s'exprimer.
# Posté le mardi 23 juin 2009 11:28
Modifié le mardi 23 juin 2009 11:54

Publié dans Libération le 16 juin 2009, par Mr David Courpasson

David COURPASSON, Chercheur et enseignant à l' Ecole de Management de Lyon,
Chercheur, enseignant et écrivain, auteur du livre "Quand les cadres se rebellent" édition Vuibert.
Article publié dans Libération le 16 juin 2009.




Publié dans Libération le 16 juin 2009, par Mr David Courpasson
# Posté le dimanche 21 juin 2009 12:45
Modifié le dimanche 21 juin 2009 14:45